Artistic vision

J'ai fait mienne la devise de Pierre Soulage : " C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche".

Je crée par nécessité, par besoin de vivre ma vie en conscience.

A l'origine de mon travail, il y a le désir impérieux de capturer l'instant et d'exprimer mes visions.

Sans objectif précis, plutôt avec une démarche d'exploratrice animée par la curiosité, et la volonté d'ébaucher les prémices d'une histoire, tisseuse de liens humains, et porteuse du sens poétique de nos existences.

 

Pour moi, la peinture, le dessin, la photographie c'est le mouvement.

Même si cette vision semble contradictoire avec l'idée d'une image fixe. La plupart de mes créations en arts visuels sont réalisées avec un casque sur les oreilles, avec un titre (chanson, instrumental, pop, rock, électro, jazz, soul...) qui tourne en boucle et qui m'inspire un geste, des couleurs, un paysage, un univers.

Je n'ai pas une démarche d'artiste peintre. Je me vois plutôt comme une Christophe Colomb : J'explore.

C'est un nouveau territoire pour exprimer ma créativité, mon imagination. Quand je dessine, ou quand je photographie j'ai le sentiment de "faire des plans sur la comète". Parce que je suis totalement libre.

C'est l'un des rares domaines artistiques où je n'ai suivi aucun enseignement, je m'y aventure donc sans à priori, sans règles, sans références à part celles de peintres que j'aime (Miro, Basquiat, Soulage). Je suis donc en zone vierge, inconnue, je suis la première à pénétrer sur ce territoire et c'est magique et excitant.

 

Je suis très inspirée par le travail de Jean-Michel Basquiat. L'énergie qui s'en dégage me touche particulièrement : Il y a une violence mêlée à une innocence qui devient visionnaire.

La période du début des années 70 est également très présente dans mon travail. Je puise dans le psychédélisme, le flower power, le design, le cinéma et même dans la mode de cette époque.

Je travaille à l’instinct, très sensible à mon intuition, et à ce qui « traîne dans l’air du temps ». Il y a beaucoup d’improvisation dans ma création à la façon des jazzmen qui s’enfermaient dans un studio pour chercher la piste de leur nouvelle composition en groupe.

J’aime la création dans l’instant, dans l’urgence et la sincérité du moment.  J'aime aussi l'imperfection : La beauté mélancolique d'une fissure, ou d'une fêlure qui renvoie toujours au temps qui passe et à la fragilité. Je suis très sensible au concept esthétique du Wabi Sabi. Peut-être une nouvelle piste pour l'évolution de mes créations futures ...

 

Mon outil est d'abord numérique : le Smart Phone,

Conjugué au dessin, à l’écriture, à la photographie, à la vidéo, au chant…

Osixe
Paris, mai 2020.